LIBERATION.ma
Mourad Tabet | Lundi 24 Septembre 2012
Le poste douanier situé entre le Maroc et la ville occupée de Mellilia a été, cette fin de semaine, le théâtre d’une nouvelle protestation pacifique des activistes marocains qui réclament la libération des présides occupés par l’Espagne.
La manifestation qui a eu lieu samedi matin, a été initiée par le Comité de libération de Sebta et Mellilia.
Les manifestants ont hissé des drapeaux marocains et les portraits de S.M le Roi Mohammed VI, et ont scandé des slogans qui réclament la fin de la colonisation des deux villes occupées par l’Espagne.
Devant l’ampleur de cette manifestation qui s’est déroulée sans incident, les autorités espagnoles ont été contraintes de fermer le poste frontalier de Béni Ansar et ne l’ont réouvert qu’une heure plus tard.
Pour leur part, les autorités marocaines ont déployé des forces antiémeutes devant le poste, mais elles ne sont pas intervenues.
Le journaliste espagnol Ignacio Cembrero a insinué dans un article publié à « El Pais », sans pour autant oser le dire ouvertement, que cette manifestation pourrait peser sur le sommet maroco-espagnol qui se tiendra, probablement, le 3 octobre prochain à Rabat.
Le vendredi 14 septembre, ledit comité avait annoncé, dans un communiqué, son intention d’intensifier les manifestations et les actions visant à libérer les villes marocaines de l’emprise espagnole.
Deux jours après cette déclaration, cinq jeunes activistes marocains ont débarqué sur l’île Leila qui se situe à quelques kilomètres de Sebta et ont hissé le drapeau marocain, même si les autorités espagnole et marocaine ont nié catégoriquement ce débarquement.
Il y a quelques semaines, sept activistes appartenant au Comité de libération de Sebta et Mellilia, se sont rendus sur l’île de Badis, près d’Al Hoceïma, où ils ont également hissé des drapeaux marocains. Quatre d’entre eux ont été arrêtés par l’armée espagnole en poste sur ce rocher, avant d’être relâchés plus tard.
Selon les observateurs, ces protestations semblent être la riposte logique au fait que le leader du Parti populaire et chef du gouvernement conservateur, Mariano Rajoy, ait ratifié la nouvelle politique de la défense qui considère les deux villes occupées comme axe principal de celle-ci.
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